Quand Lieberman rappelle des évidences que l'on ne veut plus entendre

Publié le par Votre juriste en Israel

Lieberman, le ministre des affaires étrangères israëlien, fait encore parler de lui. Il a déclaré, cette fois qu’une personne souhaitant travailler aux affaires étrangères, doit avoir effectué son service militaire.

Comment, encore une provocation de l’ultra-nationaliste ! Encore une discrimination !

On passera sur l’appellation de ultra-nationaliste qu’utilise le journal le Monde pour qualifier le ministre car elle n’a strictement aucun sens. A quand l’ultra-connerie ?

Trève de plaisanterie. Y-a-t-il discrimination, c’est-à-dire une différence de traitement entre deux situations identiques sur le fondement d’un critère illégitime ?

La réponse est négative : rien n’empêche les personnes qui souhaitent intégrer ce corps de remplir la condition posée. Plus encore, certains postes, c’est le B.Aba du droit français et européen, doivent nécessairement être réservés à des personnes disposant de la nationalité du pays sans compter bien évidemment les autres conditions propres à la fonction comme la maîtrise d’une deuxième langue étrangère ou la preuve d’état de service particulier.

Mais là où Lieberman soulève un vrai problème par rapport aux donneurs de leçons, c’est qu’il rappelle que son élection procède précisément de sa campagne électorale, campagne au cours de laquelle il avait martelé ses idées.

Bref, à partir du moment où la proposition n’est pas raciste, il n’y a pas de raison d’en critiquer la mise en œuvre. Ou alors, il faudra se rendre à l’évidence : la France qui vote non à l’Europe continue de faire comme si les électeurs avaient voté oui sur le plan européen ; les Israëliens qui votent Lieberman devront apprendre à découvrir derrière son visage celui de T. Livni.

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