Antisémitisme et liberté d'expression

Publié le par Votre juriste en Israel

Nous apprenons d’un tabloïd de Suède que les soldats israëliens auraient tué des Palestiniens pour disposer de leurs organes. Bref, encore une information hallucinante sur le comportement des soldats pendant l’opération Plomb Fondu à Gaza pendant l’hiver dernier.

La semaine d’avant, l’association Human Rights Watch, massivement financée par l’Arabie Saoudite, nous apprenait que les mêmes soldats israëliens avaient tiré sur des Palestiniens qui agitaient des drapeaux blancs.

Une hypothèse n’a pas été évoquée : peut-être que les organes ont été extraits des palestiniens qui agitaient des drapeaux blancs. Au point où on en est dans l’information douteuse, on peut continuer longtemps comme cela. Mieux que la théorie du complot, l’association d’idées qui permet de faire croire par allusion les pires choses.

Reste un problème : est-ce condamnable ? Est-ce que cela ne relève tout simplement pas de la liberté d’expression ?

Au nom de la création artistique, j’ai le droit d’écrire une chanson intitulée Sale Pute. Si je remplace Pute par Juif et que je mets de la musique, je pourrai faire une rime avec Boule de Suif. Franchement, une rime en Uif, il n’y en a pas dix mille et l’artiste de rap qui tiendra une chanson de 3 minutes 40 contribuera grandement à la diffusion de la langue française.

Au nom de la liberté d’expression, il devient possible de soutenir tout et son contraire. Rappelons nous le procès Siné traiter Siné d’antisémite n’est pas une insulte et son texte n’est pas antisémite.

Il faut se rendre à l’évidence : les juges ne veulent pas s’engager dans le débat sur la nature antisémite des propos. Il va donc falloir apprendre à vivre dans des sociétés dans lesquelles l’insulte est facile ; seul l’excès pourra être condamné.

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