De la violence en milieu haredi ou quand la presse juive nous vend le monde de OUI OUI

Publié le par Votre juriste en Israel

La semaine dernière, Jerusalem a été le théâtre de graves incidents émanant de la population dite religieuse qui occupe les quartiers de Mea Sharim.

Apparemment, la presse juive est incapable de rendre compte de ces évènements et hésite à dénoncer l’utilisation de la violence par des individus à partir du moment où ils sont habillés en noir et que leur barbe pend au vent pendant qu’ils brûlent des poubelles.

A la base, quand même, une histoire de maltraitance d’enfants et non une injustice flagrante à l’égard d’une personne. Au final, une explosion de violence qui n’est pas sans rappeler ce qui peut se passer dans les banlieues françaises quand intervient une arrestation d’un jeune pour une raison X ou Y.

Dans un cas comme dans l’autre, on ne voit pas en quoi la violence est l’instrument pour dénoncer une opération de police. Rien n’empêche de bloquer la circulation en lisant des téhilim !

Plus encore, à défaut de condamner cette violence gratuite d’une rare intensité, les mêmes éditorialistes et autres chroniqueurs du monde de OUI OUI n’ont aucune légitimité lorsqu’ils s’offusquent devant les revendications des arabes israëliens. Diantre, l’homme en noir vaut plus que le basané en démocratie ? Et après on s’étonne que les mêmes arabes israëliens prennent pour modèle le milieu haredi. Dans le cas présent, il s’agissait des Netoure Karta  secte qui ne reconnaît pas la légitimité de l’Etat d’Israël mais aime bien se faire soigner à  l’hôpital Hadassah- qui, au même moment allait se plaindre de leur sort au Hamas.

Enfin, il faut arrêter de vivre sur l’illusion en vertu de laquelle le milieu haredi est un monde merveilleux régulé par les valeurs de la Thora. Il contient malheureusement son même lot de prédateurs sexuels et de malades mentaux que le monde laïc. A voir d'ailleurs la violence dont les membres de ce milieu ont réagi, on peut aussi y trouver un bon quota de délinquants.

Apparemment, le rav Aviner est parfaitement conscient de cette réalité lorsqu’il écrit qu’un Juif a l’obligation de dénoncer par exemple et comme par hasard des maltraitances d’enfants.

Mais, comme par hasard, qui écoute le rav Aviner sur ces questions ?

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Jonathan 24/07/2009 18:06

Hum, vous devez vous sentir bien soulagé après vos exécrations ! c'est une très bonne thérapie de taper sur ce qui represente vos vieux demons... attention de ne pas marcher sur votre langue en quittant fièrement votre clavier !